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Synode de l´Église protestante Maohi

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Tautira, Tahiti, Polynésie française

Image 1 actualités Adventiste

Du 25 juillet au 1er août, les représentants des arrondissements de l´église, auquel se sont joints des invités venus de Nouvelle-Calédonie et des îles Cook vont réfléchir, à Tautira lors de leur synode annuel, aux problèmes auxquels la société polynésienne est confrontée. Ayant animé le culte d´ouverture, « les jeunes ont fait la démonstration qu´ils avaient quelque chose à dire », estime le président de l´Église

Le 126e synode de cette branche majoritaire de la communauté chrétienne polynésienne se tient à Tautira, sur la Presqu´île de Tahiti, une paroisse de son 1er arrondissement. Le culte d´ouverture a été animé par des jeunes de l´église à qui avait été donné carte blanche. Guitares, ukulélé et des rythmes aussi variés que des rythmes traditionnels ou encore…le reggae, ont donné le ton, d´emblée, à ce synode de l´ex Église évangélique de Polynésie française, aujourd´hui Église protestante maohi. Il s´agissait pour ces jeunes de lancer un message à la population et à l´église pour qu´elle s´ouvre au monde, sur le thème « j´existe et je veux qu´on m´écoute ». Cette cérémonie, à laquelle assistait plusieurs centaines de personnes, et à l´invitation de laquelle avaient répondu de nombreuses personnalités politiques du Pays et de l´État, s´est terminée par un grand repas.

« L´important, c´est de pouvoir trier les informations »

Dès lundi, près de 80 personnes vont ainsi participer, durant une semaine, aux travaux de ce synode dont les décisions seront rendues publiques à son issue. Des thèmes aussi différents que le réchauffement climatique, la nouvelle organisation de l´Église de demain, la parole de l´Église face aux défis de la société, ou encore à la libération du peuple maohi, y seront abordés.

« De plus en plus, la jeunesse est confrontée au maximum d´informations auxquelles le monde moderne donne accès », explique le pasteur Taroanui Maraea, président de l´Église, en rebondissant sur l´urgence des réponses à apporter à la jeunesse. « Ce qui est important, c´est de pouvoir les trier », précise-t-il encore. C´est peut-être l´une des causes d´un certain éloignement des jeunes vis à vis des églises, reconnaît le pasteur, voire un manque d´approfondissement de leur foi, ainsi que le déplorait la veille, Mgr Coppenrath, lors de la cérémonie d´ordination d´un prêtre. « Mais je suis convaincu que cette jeunesse est demandeuse, elle a besoin d´une dimension spirituelle pour se construire. Et nous avons le devoir, nous, de lui donner des outils pour qu´elle se construise dans les meilleures conditions », lance-t-il.

Les religions en Polynésie française
Les églises protestantes historiques représentent un peu plus de 50% de la population polynésienne. Depuis 1971, année du dernier recensement incluant une déclaration d´appartenance religieuse, il n´y a plus de chiffres officiels. Selon le sociologue Yannick Fer, et d´après le recensement de 1971, il y aurait donc 50,5 % des polynésiens membres de l´Église protestante historique. Ce protestantisme historique nommé « Église évangélique de Polynésie française » fut rebaptisé en 2004 « Église protestante ma´ohi » (EPM). Le reste se répartissait, selon le recensement de 1971, entre les églises adventistes du septième jour (descendants de l´île de Pitcairn), les églises des saints des derniers jours (les mormons), les pentecôtistes et familles charismatiques, les témoins de Jehovah et les Baha´i. L´Église catholique représentait 34,5 % de la population.

Source : Tahiti-presse/BIA
 

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